Faso : Pendant que les candidats s’accusent, les terroristes attaquent

Les observateurs les plus avisés (même les moins) savaient que la campagne électorale, dont les élections de façon générale, serait perturbée par les attaques terroristes. Mais, comme il fallait y aller, voilà que nous y sommes.

Après la tuerie du chauffeur d’un député en campagne dans le Sahel, c’est au tour de 14 militaires de trouver la mort dans la même zone suite à une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés. On dénombre également des blessés et des dégâts matériels. Même si on peut soutenir que le Burkina Faso est coutumier des attaques terroristes (elles ont débuté en 2015 par l’attaque de la brigade de gendarmerie de Samorogouan), il faut tout de même reconnaître que celles-ci viennent endeuiller le processus électoral en cours. Pendant ce temps, c’est sur la manière dont il faut mettre fin à ce phénomène que les candidats à la présidentielle disputent. Entre ceux qui estiment qu’on ne peut gagner la lutte contre le terrorisme par la seule force des armes (donc préconisent en plus le dialogue), il y a ceux qui estiment qu’on ne doit pas négocier avec des terroristes. Ceux qui tiennent cette thèse accusent même les premiers d’avoir des accointances avec les terroristes qu’ils connaissent. Sinon, soutiennent-ils, comment peut-on discuter avec quelqu’un qu’on ne connaît pas et dont les intentions ne sont pas non plus connues ? Ce qui préoccupent les Burkinabé, c’est plutôt comment mettre fin au terrorisme. Que ce soit par les armes, le dialogue ou les deux à la fois, les candidats devront user de tous les moyens pour y arriver.

 Séri Aymard BOGNINI

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