FDS, journalistes, religieux et coutumiers :comprendre les budgets de la défense et de la sécurité

C’est dans la ville de Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso, que s’est ouvert hier lundi 22 septembre 2025 un atelier de renforcement des capacités destiné aux journalistes, aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux leaders communautaires sur le budget de défense et de sécurité et la collaboration avec les FDS.

 

L’objectif est clair : mieux comprendre les budgets alloués au secteur de la défense, de sécurité et promouvoir une collaboration renforcée entre les différents acteurs pour une paix durable. Une initiative à saluer selon les autorités locales du Guiriko.

Dans son discours d’ouverture,  Mariama Konaté/Gnanou, Gouverneure de la région du Guiriko, a salué la tenue de cet atelier dans la cité de Sya. Elle a souligné l’importance de cette initiative qui vient renforcer les liens entre médias, FDS et communautés locales dans un contexte national où «toutes les composantes de la société doivent conjuguer leurs efforts pour soutenir la dynamique engagée par le gouvernement.  Il me plaît ce matin de magnifier ce devoir agréable, celui de vous souhaiter à tous la chaleureuse bienvenue à Bobo-Dioulasso», a déclaré la Gouverneure, tout en encourageant une participation active de tous les acteurs.

Une meilleure compréhension des budgets

Pour Louis Modeste Ouédraogo, président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), l’atelier vise à rendre plus accessibles les questions liées aux budgets de défense et de sécurité. «Nous sommes dans une dynamique de redevabilité et de bonne gouvernance», a-t-il affirmé. Selon lui, il est essentiel que journalistes et leaders communautaires soient mieux outillés pour comprendre les processus d’élaboration, d’adoption et d’exécution de ces budgets afin d’éviter la désinformation et renforcer la transparence. Le président du CSC a également insisté sur la nécessité de bâtir une relation de confiance entre les FDS et les médias. «La méconnaissance mutuelle qui peut exister entre ces entités, alimente parfois les tensions», a-t-il souligné. «Pourtant, dans le contexte actuel, tout le monde est utile». Cet atelier de trois jours est donc une opportunité pour les différents acteurs de mieux se connaître, d’échanger sur leurs rôles respectifs et de jeter les bases d’une collaboration durable, dans l’intérêt supérieur du pays.

Le soutien du Centre de Genève pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (DCAF)

Présent à la cérémonie d’ouverture, Quantin Ouédraogo, représentant du DCAF, a exprimé l’engagement total du Centre à accompagner le Burkina Faso dans ce processus. «Cette formation constitue un espace de dialogue et de partage, où journalistes, FDS et leaders communautaires peuvent proposer ensemble des pistes concrètes pour renforcer la cohésion sociale et la paix durable», a-t-il déclaré. Au terme de la cérémonie d’ouverture, tous les intervenants ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour une meilleure gouvernance du secteur de la defense et de la sécurité. Les trois jours d’échanges permettront sans doute de jeter les bases d’un partenariat renforcé entre les médias, les forces de défense et les communautés locales. Un seul mot d’ordre : collaboration, transparence et engagement citoyen pour un Burkina Faso plus sûr et plus uni.

Aymeric KANI