
Le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) a organisé le lundi 7 juillet 2025 à Bobo-Dioulasso une série de concertations avec les opérateurs culturels et touristiques de la région de Guiriko. Les échanges ont eu pour cadre la salle de réunion de l’antenne régionale du FDCT sise au secteur 5.
Le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) multiplie les concertations avec les acteurs du secteur de la culture et du tourisme afin de relever les défis du financement. C’est dans cette optique que se tiennent ces rencontres d’échanges avec les acteurs de la région du Guiriko. Elles permettent de mieux préparer le lancement officiel du prochain appel à projets. Pour la Directrice générale du FDCT, Fiohan Caryne TRAORE/BENI, ces rencontres visent surtout à enrichir les réflexions avec les acteurs en vue de l’élaboration des lignes directrices devant permettre de définir les priorités et les conditions d’éligibilités. «C’est un processus qui a commencé avec les acteurs du Centre à Ouagadougou ; ce matin (ndlr) c’est le tour de la région du Guiriko et l’objectif c’est d’échanger avec les acteurs culturels et touristiques sur les difficultés qu’ils rencontrent. C’est également l’occasion pour nous de décliner nos actions en terme de financement au titre de cette année 2025. Au titre de cette année nous envisageons de lancer deux appels à projets conjoints à savoir un appel à projets sous forme de prêt à l’endroit des entreprises culturelles et touristiques et un appel à projet sous forme de subvention à l’endroit des associations, disons les organisations relevant du secteur de la culture et du tourisme à but non lucratif », explique-t-elle.
Recueillir les préoccupations et les attentes
En clair, les échanges avec les acteurs culturels et touristiques de Bobo-Dioulasso permettent non seulement au FDCT de recueillir les préoccupations et les attentes de ceux-ci, mais aussi de mieux planifier ses actions dans le cadre du lancement des futurs appels à projets et également ses actions en terme d’accompagnement technique et financier. «Le FDCT est une structure qui apprend au fur et à mesure et il faut reconnaître aussi que la culture surtout est un secteur évolutif donc il faut essayer à tout moment d’échanger avec la cible pour véritablement mieux allier nos actions aux différents besoins», souligne en outre la Directrice générale, Fiohan Caryne TRAORE/BENI. La tenue de ces cadres de dialogue est fortement appréciée par les différents acteurs. Sié Armel Kam, Coordonateur régional de la confédération nationale de la culture avoue l’existence de failles dans le processus. Et pour lui, ces rencontrent vont contribuer à les corriger. «C’est une compétition parce que qui parle d’appel à projets parle de compétition ; donc il faut vraiment être prêt sur le plan qualité du dossier, mais il faut savoir que tous ne peuvent pas être retenus. Donc il ne faudrait pas que les gens viennent postuler tout de suite et maintenant pour espérer avoir des millions pour investir dans leurs activités», martèle-il. Invitant surtout ses collègues à faire preuve de professionnalisme.
Un milliard de F CFA pour 2025
Après ces échanges suivra l’étape de l’élaboration des lignes directrices. Pour l’année 2025 la FDCT va mettre 600 millions de F CFA en compétition pour l’appel à projets crédit et une enveloppe de 400 millions pour l’appel à projets subvention, soit au total de 1milliard de CFA à injecter dans le secteur de la culture et du tourisme. Selon la Directrice générale Fiohan Caryne TRAORE/BENI, quelques années après sa création, la FDCT enregistre des avancées notables. Il s’agit notamment de la mobilisation des ressources auprès des partenaires notamment la Coopération suisse et l’Union européenne, le financement de plus 700 projets structurants sous forme de prêts et de subventions pour un montant de 9 milliards de FCFA, la création de plus de 7000 emplois sur le territoire national et le renforcement des capacités de plus de 10000 acteurs culturels et touristiques.
Ousmane TRAORE