Homosexualité au Burkina Faso :désormais passible d’une peine de 2 à 5 ans

Le lundi 1er septembre 2025, à l’Assemblée législative de Transition (ALT), les députés ont adopté à l’unanimité des 71 votants, le projet de loi portant code des personnes et de la famille au Burkina Faso.

 

Le Burkina Faso a désormais un nouveau Code des personnes et de la famille. Le projet de loi a été adopté à l’unanimité des 71 votants à l’hémicycle. Cette nouvelle loi comprend 1 113 articles répartis en trois parties, dix-sept titres et cinquante-six chapitres. Elle vise à moderniser et renforcer le cadre juridique autour des droits des personnes et des familles au Burkina Faso. Dans ce nouveau de Code de la famille, il y’a une disposition prévue pour éviter l’abandon des femmes enceintes. « C’est parce que nous ne savons pas dans quelle société nous sommes qu’on ne se retrouve pas et qu’il y a des divorces », a précisé le Ministre Bayala. Parmi ces innovations, le garde des Sceaux a insisté sur les dispositions relatives aux pratiques homosexuelles et assimilées. Il a déclaré que « la grande innovation de ce nouveau Code des personnes et de la famille est l’interdiction des pratiques homosexuelles et assimilées, ainsi que les sanctions prévues en la matière ». A noter que la loi prévoit désormais des peines d’emprisonnement de 2 à 5 ans contre les pratiques homosexuelles et assimilée. « En cas de récidive de ces pratiques, si vous n’êtes pas de nationalité burkinabè, vous allez être conduit purement et simplement aux frontières », a relevé Rodrigue Edasso Bayala, ministre de la Justice. «La loi prévoit une peine d’emprisonnement qui va de 2 ans à 5 ans et des peines d’amende pour la personne qui est auteure de ces pratiques homosexuelles et assimilées. Nous disons bien assimilée, c’est à dire tous les comportements bizarres. Si on le sent, vous allez passer devant le jugeen cas de récidive, si vous n’êtes pas de nationalité burkinabè, vous allez être conduits purement et simplement aux frontières. Donc ça, c’est très clair et c’est une innovation majeure de ce Code», précise le ministre. La nationalité burkinabè par mariage n’est plus automatique, l’âge du mariage est fixé à 18 ans pour tous, interdiction de la polyandrie, la possibilité de changer de monogamie à polygamie par décision conjointe homologuée par le tribunal, les mariages religieux et coutumiers peuvent être transcrits pour être reconnus légalement sont entre autres innovations majeures.

Jules TIENDREBEOGO