Gestion du fret : Quand les « COXERS » dictent leur loi

Le vendredi 4 septembre dernier à Ouagadougou, le président de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina Faso (UCRB), Ibrahim Rabo, a animé une conférence de presse sur les conditions de travail des membres.   

L’extrême surcharge détruit notre patrimoine routier et favorise la fraude

La déclaration de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina Faso (UCRB) s’est articulée autour de trois points. Il s’est agi de la non-mise en application du décret portant gestion du fret en provenance et à destination du Burkina Faso, l’état des lieux des tracasseries routières au niveau national et la lutte contre l’extrême surcharge. Pour le président de l’UCRB, Ibrahim Rabo, la situation va de mal en pire. Car, les intermédiaires communément appelés « COXERS » se sont emparés du fret au niveau des ports et font la part belle aux camions étrangers, moyennant des commissions. Cette situation, selon lui, contraint les camions burkinabè à séjourner pendant près de 2 mois à la recherche du fret et cela pourra anéantir l’industrie des transports du Burkina. «Nous avons fondé un grand espoir quant à l’adoption du décret qui allait permettre la mise en place d’un mécanisme réglementaire efficient de la gestion du fret généré par le commerce extérieur du Burkina Faso», a précisé le président. Et ce mécanisme devait apporter des innovations majeures dont l’institution du bon de chargement qui sera un document obligatoire et préalable à l’enlèvement du fret. Il va permettre le respect des quotas tels qu’inclus dans les accords bilatéraux et multilatéraux signés entre le Burkina Faso et les autres pays. C’est dans cette optique que l’UCRB interpelle le gouvernement sur la diligence dans le traitement de ce dossier au regard des grognes suscitées ça et là et au caractère sensible du secteur pour l’économie nationale. Concernant le 2ème point, l’UCRB sollicite une mise en application diligente des conclusions de la commission mise en place par le ministère de la Sécurité afin de redorer l’image du Burkina Faso. Et s’agissant de la lutte contre l’extrême surcharge, l’UCRB s’insurge contre ces pratiques parce qu’elles mettent en péril la vie des conducteurs et des usagers.

Jules TIENDREBEOGO

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