Incendie au marché de Sankar-Yaaré : Quand nos marchés deviennent des poudrières

 

Le marché Sankar-Yaaré a pris feu hier dimanche 29 janvier 2023. Malheureusement, ce n’est pas la première fois. Le constat est amer même si on ne déplore pas de perte en vie humaine.

Commerçants et soldats du feu se battent pour venir à bout de l’incendie. Des commerçants, dont les boutiques ne sont pas encore atteintes par les flammes, s’organisent rapidement pour sauver l’essentiel. Quelques heures après, le feu est maîtrisé mais 40% du marché parti en fumée. On déplore beaucoup de perte de marchandises. Heureusement, il n’y pas de perte en vie humaine. C’est le constat que l’on pouvait faire hier dimanche 29 janvier 2023 après l’incendie du marché de Sanka-Yaaré à Ouagadougou.

Il faut souligner qu’avant que l’incendie ne se déclenche, il y a eu des explosions. Selon des témoins, ce sont des explosifs utilisés dans les activités minières qui seraient à l’origine de l’incendie. Car, toujours selon un témoignage, un commençant avait stocké ces explosifs dans sa boutique. Dans le feu de l’action, les ministres de l’Administration territoriale et celui du Commerce, et le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, sont arrivés sur les lieux pour constater les faits. Le gouvernement s’est réuni en cellule de crise pour davantage analyser la situation et prendre des mesures appropriées. Une enquête est ouverte sur les causes réelles de cet incendie.

En attendant, ce qu’il faut noter, c’est que nos marchés sont devenus des poudrières en plein centre-ville. D’où la nécessité de mettre définitivement de l’ordre dans tous ces marchés car, un marché n’est pas un lieu de désordre. Un marché n’est pas non plus un magasin où l’on stocke des marchandises, surtout quand elles sont dangereuses. Au Marché on vend.

En effet, l’on se souvient que très récemment une opération policière avait permis de saisir d’importantes quantités de produits prohibés dans le marché de Bobo-Dioulasso. Et ce n’est pas la première fois que cela se passe. Dans ce marché par exemple, il y a de cela quelque temps, le désordre était tel qu’aucune société d’assurance ne voulait l’assurer. Il est effectivement temps de mettre de l’ordre dans les marchés et de leur donner leur vocation première qui est celle de mettre à la disposition des populations des produits de bonne qualité dans de bonnes conditions.

Jules Tiendrébéogo

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