
Le garba est un plat populaire ivoirien composé de semoule de manioc appelé attiéké, accompagné de poisson thon, de piment frais hachés et, selon les variantes, de tomate et d’oignon, le tout relevé par un bouillon cube. Il est devenu d’ailleurs l’un des plats préférés des Burkinabè en occurrence les Bobolais. Mercredi 11 février 2026, une de nos équipes a fait le tour de quelques points de vente à Bobo-Dioulasso.
Le garba, ce plat d’origine ivoirienne est de plus en plus prisé par les Bobolais. Les points de vente encore appelés «garbadromes» se sont en effet installés le long des rues dans plusieurs quartiers de la ville. On en trouve dans certains restaurants aménagés pour l’occasion. C’est le cas de GARBA MA SA de Belle ville au secteur 29 non loin de la pharmacie Hayatt et du restaurant ESPACE REGAL LE QG, au secteur 22 en face de la SNC. Georgette Somda, la représentante de la patronne des lieux, affirme que le restaurant existe depuis 2010 avec un marché abondant. Toutefois, il ne reste pas sans contraintes. La difficulté majeure pour elle était l’importation de l’attiéké de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso. «Aujourd’hui, nous utilisons l’attiéké fabriqué au Burkina Faso, qui est de très bonne qualité», explique-t-elle.
A Bolomakoté au secteur 06 de Bobo-Dioulasso, juste en face de l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest, nous trouvons Enock Jonathan Poda dans son garbadrome. Entouré de nombreux clients, en majorité des étudiants et des travailleurs, cet étudiant est préoccupé par sa vente a pu dégager de son temps pour répondre à nos préoccupations. Il déclare que le plaisir de promouvoir ce plat lui a fait quitter la Côte d’Ivoire pour le Burkina Faso dans le but de faire connaitre ce mets local. «Même étant à l’université, je vendais du garba avec mon boss. C’est en 2023 que je me suis installé à mon propre compte», indique monsieur Poda. Pour lui, la vente du garba n’exige pas un grand fonds de commerce. « Moi, j’ai commencé avec une table et une chaise. Maintenant, je peux vendre 500 à 600 kits minimum par jour», explique-t-il tout en insistant qu’il vend de l’attiéké made in Burkina Faso de très bonne qualité. La vente du garba, comme tout autre commerce, fait face à des difficultés. Dans le secteur de la vente de l’attiéké, la main d’œuvre fait défaut en plus des difficultés liées à l’importation du poisson thon de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso. Madina et Alice, fidèles clientes de Poda, attendant impatiemment leurs commandes, nous témoignent de la bonne qualité de son attiéké en plus de l’accessibilité du plat. Les plats sont vendus à partir de 500 FCFA. A l’avenir, Enock Jonathan Poda souhaite ouvrir d’autres «garbadromes» pour valoriser ce repas délicieux, copieux et abordable pour nombre de Burkinabè.
Issa OUEDRAOGO
Assita TRAORE