Lutte contre la COVID-19 : Pour l’instant pas de mesures contraignantes, mais…

Le Directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), par ailleurs président du Comité sectoriel santé de la riposte à la COVID-19, Dr Brice Bicaba a fait le 21 décembre 2020 à Ouagadougou le point de l’évolution de la maladie. Larba Sawadogo, représentant du secrétariat exécutif du comité national de gestion de la pandémie, a fait le point sur l’organisation de la riposte.

Selon Brice Bicaba, le Burkina connait une augmentation de tests avec une moyenne de 15 mille par mois

On assiste à une expansion de zone touchée par la COVID-19 dans le monde et à une hausse du nombre de cas actifs. Au niveau mondial, les USA viennent en tête avec plus de 20 millions de cas et l’Afrique en 4ème position avec plus de 2,300 millions cas et 56 380 décès. Dans la zone CEDEAO, c’est le Nigeria qui vient en première position tant en nombre de cas qu’en nombre de décès. Le  Burkina Faso quant à lui, occupe la 9ème place en nombre de cas 5164 et la 13ème en nombre de décès (116). Brice Bicaba a relevé qu’à la date du 20 décembre dernier, ce sont au total 1104 échantillons qui ont été analysés, répartis entre 512 dépistages de voyage, 470 personnes contact, 77 cas suspects, 10 voyageurs, 9 dialysés et 26 contrôles. Ce qui a permis de confirmer 141 nouveaux cas dont 1 importé et 140 à transmission communautaire. L’évolution des cas actifs montre qu’il y a eu plusieurs pics notamment entre le 6 et le 12 avril et au cours des mois de septembre et de décembre. « Au regard de cette évolution, trois hypothèses peuvent être émises », selon Dr Bicaba. Il s’agit notamment du facteur climatique, du non-respect des mesures-barrières et la porosité des frontières.

En plus des efforts déjà consentis entre autres, l’augmentation du nombre de lits, de respirateurs et de concentrateurs dans les hôpitaux, plusieurs défis se posent. Il s’agit notamment de la maîtrise des nouveaux cas, du respect des mesures-barrières par la population et de la poursuite de l’augmentation de la capacité des laboratoires. Dr Bicaba n’a pas manqué de relever quelques difficultés qui sont essentiellement l’augmentation de la demande des tests et la fatigue des équipes.

À propos de l’organisation de la riposte à la maladie, Larba Sawadogo, représentant du secrétariat exécutif du comité national de gestion de la pandémie, indique que plusieurs actions ont été menées par le gouvernement. Parmi lesquelles la mise en place du comité national, subdivisé en 5 comités sectoriels : le comité sectoriel santé, celui de la liberté publique et réponse communautaire, celui de la coopération et développement, celui de l’assistance humanitaire et celui de la communication. « Pour le moment, le gouvernement n’envisage pas de revenir sur les mesures contraignantes, mais ce n’est qu’une hypothèse parce qu’on n’en sait rien », a-t-il confié.

Aïcha TRAORÉ

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