Offensive agro-pastorale et halieutique à l’ENAFA :personnel et stagiaires sarclent un champ de 400 ha de maïs

L’Ecole nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou a emblavé 400 hectares en maïs dans le cadre de l’Offensive agro-pastorale et halieutique. Ce mardi 15 juillet, le personnel et les élèves stagiaires de l’école ont procédé au sarclage du champ. Sous le regard d’une de nos équipes.

 

Le personnel et environ 400 élèves stagiaires, répartis en plusieurs groupes ont pris d’assaut le champ de maïs de l’ENAFA dans la matinée du mardi 15 juillet 2025. Muni chacun d’une daba ils se sont mobilisés pour le sarclage, une opération qui consiste à enlever les herbes pour éviter toute compétition avec les plants de maïs. Dans le champ, ils étaient répartis en,,, trois blocs afin de bien mener cette opération. Selon le Directeur général Docteur Issa Woni,  l’ENAFA a reçu des instructions du ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques de prendre part à l’Offensive agro-pastorale et halieutique (OAPH) au compte de la campagne pluvieuse 2025. «C’est  pour répondre à cet appel que l’Ecole a emblavé ces 400 hectares en maïs cette année», a-t-il déclaré. Ajoutant que «c’est une manière pour eux (les stagiaires: ndlr) de soutenir la vision du ministère dans le cadre de l’Offensive agro-pastorale et halieutique. Cette activité se mène aussi sous le couvert des travaux pratiques. Autrement dit, c’est un plus en termes de pratique pour ce qu’on leur apprend à l’école».

La participation va s’étendre à tout le cycle de production

A écouter toujours le Directeur général, Docteur Issa Woni, la participation va s’étendre sur tout le cycle de production, c’est-à-dire des semis aux récoltes en passant par le sarclage, l’application d’engrais et éventuellement le butage. Pour ce qui est du rendement attendu, le Directeur général de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou précise qu’«au moins 1000 tonnes de maïs sont attendues si toutefois il y a une bonne saison pluvieuse, répartie dans le temps et dans l’espace».

Adama Coulibaly, le délégué général des élèves stagiaires est satisfait au regard de la mobilisation de ses camarades à cette phase importante qu’est le sarclage. «Cette phase de sarclage permet un accroissement des plants sans difficultés. En plus de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, nous sommes en train aussi de joindre la pratique à la théorie comme on nous l’enseigne dans les salles de classe», a-t-il souligné.

Ben Alassane DAO

Adèle SANKARA (Stagiaire)