Promotion de l’entrepreneuriat : Adama Sombié, cet étudiant fabricant de Koko dunda

Le Koko dunda, ce pagne longtemps délaissé, est de nos jours une fierté nationale si bien que bon nombre de personnes s’intéressent à sa confection. Nous avons rencontré Adama Sombié, l’un d’entre eux, le 26 avril 2023 à Bobo-Dioulasso.

Le Koko dunda est un tissu teinté selon un savoir-faire propre aux Burkinabè. Après avoir été négligé depuis belle lurette, ce pagne, confectionné à Bobo-Dioulasso, signe un retour en force en 2016. Il incarne le talent et la créativité des acteurs de ce domaine. Face à la demande d’emploi qui dépasse de loin l’offre, Adama Sombié, étudiant à l’Université Nazi Boni, résident en cité universitaire, décide d’entreprendre en portant un intérêt particulier à la confection de ce pagne 100% coton, après avoir suivi une formation en amont. « C’est en raison du retard universitaire que j’ai décidé d’entreprendre ». Spécialisé dans la confection du Koko dunda depuis mai 2022, Adama organise souvent des séances de formation à raison de dix mille Francs CFA par personne. « Je confectionne pour les clients et je me déplace également dans les autres localités pour former les gens ». Il est à retenir que la source de motivation de cet étudiant en Sciences biologiques, reste le désir de pouvoir faire quelque chose de ses dix doigts et la valorisation ascendante de ce pagne. Il estime que : « Normalement, on doit apprendre à faire quelque chose de ses dix doigts ». Etant donné que Adama est un étudiant, il dit être en mesure de concilier ses études et cette activité. « Quel que soit le nombre de commandes, je m’organise pour avoir un temps libre. Je confectionne souvent les pagnes dans la journée pour étudier la nuit ou vice-versa », explique Adama Sombié. A l’en croire, il rencontre des difficultés telles que la flambée du prix de la teinture et souvent de la matière première qu’est le tissu de confection. Aussi, ajoute-t-il, qu’il y a un manque de place pour étaler les pagnes en fabrication. Estimé à quatre mille Francs CFA le complet (en détail) et trois mille sept cent cinquante Francs CFA (en gros), l’étudiant dit pouvoir subvenir à ses besoins avec les retombées de ce commerce. Au-delà des pagnes, Adama Sombié nous confie qu’il confectionne également des draps en Koko dunda à neuf mille francs CFA (deux places) et sept mille Francs CFA (une place). « Vu que je ne suis pas dans le domaine de la couture, je cherche mes modèles et un tailleur les réalise pour moi », dit-il. « Comme pour le moment je suis en cité, je comptchercher un espace à aménager uniquement pour la confection du Koko dunda dans l’avenir et poursuivre mes études », conclut Adama Sombié.

Norrockom Edwige KAM

Yéli Valentine KAM/Stagiaires

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