Promotion et valorisation du genre : Nous voici dans ‘‘le mois de la femme’’

Illustration

Il est vrai que c’est le 8 mars qui est la journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice, mais par extension, tout le mois de mars leur est dédié. Le constat durant cette période est que c’est une occasion pour les médias de mettre encore plus en lumière des femmes, qui excellent dans leur métier souvent dit d’homme. Ou généralement, celles qui se battent au quotidien de quelque manière que ce soit. Les associations ou organisations de femmes quant à elles, s’attèlent à la tenue de conférences-débats, souvent suivies de réjouissances…

A l’accoutumé, le gouvernement, à travers le ministère chargé de la promotion de la femme prend les rênes de l’organisation des festivités entrant dans le cadre du 8 mars. Mais exceptionnellement en cette année 2023, le gouvernement invite les populations, particulièrement les femmes à commémorer la Journée du 8-Mars dans la sobriété en privilégiant les actions de solidarité au profit des Personnes déplacées internes (PDI) et en manifestant activement leur soutien patriotique à la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, il n’y aura pas de production de pagne de 8 mars cette année, a annoncé le gouvernement, dans un communiqué en date du 17 février 2023.

Communiqué dans lequel peut-on lire que « Cette année, au regard du contexte sécuritaire et humanitaire assez éprouvant pour les populations, le Ministère de la Solidarité, de l’Action humanitaire, de la Réconciliation nationale, du Genre et de la Famille a décidé de ne pas faire de la production des pagnes une activité majeure pour la commémoration officielle du 8-Mars 2023 ». La raison avancée principalement par le ministère chargé du genre et de la famille, est donc en lien avec la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso causée par des attaques terroristes.

Mais hormis cela, il faut, au fur et à mesure, que des sensibilisations soient faites pour que les femmes prennent conscience que la Journée du 8-Mars n’est pas instaurée à des fins festives. Elle doit être un tremplin pour des réflexions afin d’aboutir à des propositions concrètes permettant à la femme de mieux s’épanouir ; et non pour la tenue de ‘‘djandjoba’’ dans des uniformes confectionnés à cet effet.

Abdoul-Karim Etienne SANON

Fermer le menu
eget tempus venenatis, nec ut quis id efficitur. sem, massa dolor.