Réponse associative anti-Covid-19 : Des animateurs outillés pour mener la sensibilisation sur le terrain

Grâce à un partenariat du PNUD et un financement de la Coopération japonaise, une association faîtière des mouvements et associations de jeunesse du Houet forme et envoie des animateurs sur le terrain pour d’efficaces actions de sensibilisation contre le Covid-19. Il s’agit du CAMJH (Collectif des associations et mouvements de jeunesse du Houet) et ce projet concerne les trente six villages rattachés à la commune de Bobo-Dioulasso.

Ils étaient au nombre de 95 dont 30 femmes à suivre la formation

Du 14 au 20 novembre 2020, il s’est tenu au gouvernorat des Hauts-Bassins une formation sur le Covid-19 à l’initiative du Collectif des associations et mouvements de jeunesse du Houet (CAMJH). L’objectif a été de doter les participants d’un outillage méthodologique et de prérequis supplémentaires dont ils ne disposent pas, pour des actions efficaces de sensibilisations et de lutte contre la pandémie en milieu rural. Pour le Collectif (CAMJH), il s’est agi «de renforcer les capacités des animateurs, superviseurs et autres intervenants dans le projet pour la sensibilisation et la formation des populations à la base sur les mesures de lutte contre la propagation de la maladie à COVID-19». 95 animateurs et superviseurs y ont pris part, dont une trentaine de femmes. Des techniciens de développement local, des professionnels de la santé humaine et des techniciens du développement local ont assuré la formation basée sur quatre thématiques.

Approche “genre” et andragogie

L’approche genre, les moyens de prévention et de lutte, les techniques d’animation et de communication et leurs outils ont été pris en compte. L’accent étant mis sur l’approche andragogique (appropriée à la formation des adultes) par des échanges, et des exercices pratiques alliés à la théorie. En termes de résultats attendus, ces professionnels espèrent ainsi atteindre de meilleurs résultats en conformant leurs interventions aux ”fondements psychosociologiques des 36 villages rattachés”. Le CAMJH espère en outre et entre autres, que la panoplie des moyens de prévention ou de lutte  contre la COVID-19 sera pratiquement prise en compte après leur transmission aux populations. L’entreprenariat des femmes des villages rattachés a également été une préoccupation au cours de la formation. Pour rappel, le Burkina Faso a enregistré son premier cas confirmé de COVID-19 le 09 mars 2020. Le CAMJH remarque que depuis lors, “la propagation de la maladie se poursuit malgré les efforts multiformes du gouvernement, conjugués à ceux de toutes les composantes du pays, avec le soutien des partenaires. Au total, le cumul des cas confirmés se chiffre à la date du 10 novembre 2020 à 2 582  dont 2 410 patients déclarés guéris, avec 67 décès dénombrés.

Freiner l’élan de la pandémie dans les Hauts-Bassins

A la date du 15 septembre 2020, selon le coordonnateur national de la riposte à la Covid-19, la région des Hauts-Bassins arrivait en «tête» avec 315 cas, preuve que la pandémie persiste dans la localité et appelle à plus d’actions pour son éradication”.

C’est ainsi que face aux nombreuses sollicitations des acteurs du développement au Burkina Faso, le PNUD Burkina a mis en place le mécanisme de subventions à faible valeur  «low value grant» afin d’organiser l’identification et la sélection des acteurs non-gouvernementaux dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui du PNUD au plan national de riposte au COVID-19.

Photo de famille à l’issue de la formation

“Dans le cadre de ce mécanisme de subvention, le CAMJH a obtenu du PNUD le financement d’un projet visant à freiner l’élan de cette pandémie dans la région des Hauts-Bassins, particulièrement dans les 36 villages rattachés de la commune de Bobo-Dioulasso”.

Sibiri SANOU

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