Sandrine Souobou, promotrice de l’entreprise “AKADY” : «La femme doit compter sur elle-même…»

Elle est jeune, dynamique et excelle dans le domaine de l’agroalimentaire et de la logistique. Elle est aussi présidente fondatrice d’une association internationale qui fait la promotion de la logistique. Elle, c’est Sandrine Souobou, étudiante en fin de cycle Master 2 en transport logistique. Nous l’avons rencontrée cette semaine dans notre rubrique.

Il faut mettre l’accent sur la valeur ajoutée

«Rien n’est impossible à celui qui veut, à celui qui croit», c’est le slogan de Sandrine Souobou, entrepreneur dans l’agro-alimentaire. Elle est la promotrice de l’entreprise «AKADY» qui signifie en français «c’est bon, c’est délicieux». Cette entreprise qui existe depuis 2018 est plutôt familiale selon elle, car sa maman était déjà dans le domaine. Grâce à la persévérance et au dévouement de la jeune dame, elles ont pu mettre en place la société. «Les papiers sont légaux, on fait les choses dans de meilleures conditions avec des machines sophistiquées. On emploi 4 à 5 dames du quartier qui travaillent en collaboration avec ma mère», nous a-t-elle confié. En plus de «AKADY», Sandrine est présidente fondatrice d’une association internationale qui fait la promotion de la logistique et qui existe depuis 2017. Cette idée est née selon la jeune dame à travers un constat selon lequel la logistique n’est pas vraiment connue et valorisé au Burkina. À travers cette idée, elle a entamé des procédures depuis 2018, ce qui a abouti à l’obtention des documents officiels pour l’existence de l’association qui était initialement destinée au Burkina Faso. Il s’agit de l’Association pour la promotion de la logistique au Burkina Faso (APLBF). Elle a expliqué «depuis un certain temps, l’association est devenue internationale, de cet fait, nous sommes représentés au Cameroun, au Gabon, au Mali, en Tunisie, en Côte d’Ivoire et au Bénin, et du coup, la dénomination a changé, nous sommes passés de APLBF à Association internationale pour la promotion de la logistique (AIPLA). L’objectif principal est de promouvoir le domaine, donc dans ce sens, nous faisons régulièrement des formations sur des domaines liés à la logistique, des soirées d’échanges au cours desquelles nous évoquons vraiment les difficultés que les logisticiens peuvent rencontrer au Burkina ou ailleurs, des conférences en ligne et nous sommes aussi en train de planifier des voyages d’études qui vont plutôt concerner les ports, voir comment la gestion portuaire se passe étant donné que nous sommes dans un pays enclavé. On a limité le nombre de membres à 50 par an pour être plus efficace, parce que l’idée, c’est aussi de les former et de les placer en entreprises, de permettre à ceux qui n’ont pas d’emploi à travers nos partenaires de pouvoir avoir des opportunités».

Il faut que les Burkinabè aient confiance en leurs produits

À travers son entreprise «AKADY», Sandrine ambitionne mettre en place un nouveau produit qui est la production de jus de canne afin d’aider les uns et les autres à arrêter la consommation du sucre, parce que ce jus n’a pas d’élément chimique. En ce qui concerne l’association, pour l’année 2021, la présidente annonce de nouvelles idées en collaboration avec toutes les sessions existantes notamment la facilitation de la collaboration entre les Etats africains, et mettre en place des systèmes qui vont faciliter tout ce qui est import-export, tout ce qui est transport de marchandises étant donné que tout le monde ne bénéficie pas des ports. En plus de cela, la jeune dame nous informe «l’autre idée qu’on est en train de mûrir est l’amélioration de la gestion des entreprises dans le sens de l’environnement. Parce que nous avons remarqué qu’au Burkina, l’objectif principal est de produire, mais on ne se soucie pas de ce qui se passe après. Donc c’est pourquoi on a souvent du mal à jeter les ordures, épuiser les eaux sales». Comme difficultés majeures dans son travail, Sandrine évoque le manque de confiance des Burkinabè à ce qui vient de chez eux, pour cela, elle invite les populations à valoriser ce qui est local. Epanouie dans son entreprenariat, Sandrine invite les femmes à se prendre en mains, qu’elles décident de choisir leur destinée au lieu de subir la fatalité. «En toute chose, il faut la volonté et la détermination, c’est la foi, c’est l’audace et le sacrifice. Il suffit seulement de savoir ce pour quoi on est fait, de découvrir son talent et mettre en place les moyens nécessaires pour y arriver. Que les femmes se réveillent, qu’elles se mettent à travailler et qu’elles ne comptent pas sur les hommes», conseille-telle.

Aïcha TRAORE

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