Situation nationale : “Malgré les tueries, le gouvernement boit sa bière à Ouaga”

Le Chef de file de l’opposition (CFOP), Eddie Komboigo était face à la presse, le vendredi 25 juin 2021 au siège du CFOP. Il a annoncé non seulement la suspension de sa participation au dialogue politique, mais aussi appelé toutes les forces vives à une série de marches pour dire non à la mal gouvernance du pouvoir en place. 

En raison de l’absence de résultats probants dans la gestion de crise sécuritaire, l’opposition quitte la table du dialogue politique pour donner un signal fort au gouvernement. Dépassée par ces nombreuses morts dues aux attaques terroristes que connait le Burkina Faso depuis janvier 2015, le chef de file de l’opposition (CFOP), Eddie Komboigo annonce la suspension de sa participation au dialogue politique.

Et il appelle les forces vives et les fils et filles du Burkina à une marche pacifique et silencieuse sur toute l’étendue du territoire les 3 et 4 juillet 2021. Cette marche a pour objectif de rendre hommage aux victimes des attaques terroristes, de manifester leur soutien aux forces de défense et leur solidarité aux personnes déplacées internes.

Elle vise surtout à protester contre la  dégradation de la situation sécuritaire et exiger des mesures fortes pour une meilleure protection des Burkinabè. « Le CFOP a déjà fait des propositions. Mais nous n’avons pas été entendus», déclare Eddie Komboigo.

Selon le chef de l’opposition, « la mort est devenue un fait banal au Burkina Faso. On apprend qu’on a tué deux, trois personnes, mais cela n’empêche pas le gouvernement de boire sa bière à Ouagadougou». Aussi, l’opposition exige la démission du Premier ministre et du ministre de la Défense qui, selon elle, n’ont visiblement aucune stratégie de lutte contre le terroriste, au vu des résultats présentés.

En rappel le dialogue politique a débuté le 17 juin dernier et portait  essentiellement sur la lecture du code électoral pour les élections municipales 2022. Cependant au CFOP de souligner que : « Ce que veulent les Burkinabè, c’est la sécurité et la paix et non les élections municipales ».

Bintou SORE (Stagiaire)

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risus ante. fringilla sem, tristique porta.