Solidarité nationale, le Fonds a besoin de fonds

Qui mieux que les médias pour accompagner le Fonds national de solidarité à plaider sa cause auprès de toutes les bonnes volontés afin de l’aider à jouer pleinement sa mission ? Ne dit-on pas que la solidarité est l’une de ces valeurs qu’il nous faut cultiver tous les jours, à chacun instant ? Ne dit-on pas aussi qu’on n’a pas besoin d’avoir beaucoup ou tout pour contribuer à la solidarité nationale ?

En effet, dans le contexte actuel du Burkina Faso, la solidarité est l’une des valeurs qui peut et qui doit être cultivée le plus. Face aux déplacés internes, le pays, à travers le Fonds national de solidarité, a besoin de soutien pour leur venir en aide. Ils sont plus de 2,9 millions de Burkinabé qui ont besoin d’assistance alimentaire et pour cela, ont besoin de soutien. Surtout en cette période dite de soudure où les greniers sont vides. La situation est d’autant plus importante et même inquiétante que la maladie à Coronavirus est venue contribuer négativement à l’aggraver. Surtout après les mesures de confinement, de mise en quarantaine et surtout de suspension des activités économiques.

C’est donc un contexte difficile que le Burkina Faso traverse en ce moment. Les caisses de l’Etat ne pouvant pas faire face, à elles toutes seules, à ces besoins alimentaires, sanitaires et sécuritaires, les Burkinabè devront se donner la main. Comme cela a toujours été le cas. On se rappelle que lors des inondations de septembre 2011, les Burkinabé s’étaient organisés, sur toute l’étendue du territoire national, pour voler au secours de leurs frères victimes des inondations. On se rappelle que face au terrorisme, ils se sont organisés et ont cotisé, chacun en fonction de ses capacités et de ce dont il disposait, pour soutenir les Forces de défense et de sécurité d’une part, et d’autre part les victimes civiles dont certaines ont tout perdu.

Le Burkina Faso, dans son cheminement historique, a toujours su faire face à toutes les épreuves, même les plus difficiles. Grâce à l’esprit de solidarité, de fraternité et de cohésion de ses fils et filles. Nul doute que cet esprit, cette valeur que nous ont léguée nos devanciers, va s’exprimer une fois de plus.

Le Burkina Faso, c’est aussi des partenariats. C’est pourquoi, l’appel à la solidarité nationale est fait afin d’amener tous ceux qui partagent les mêmes valeurs de solidarité avec ce peuple burkinabé, puissent l’exprimer. Il n’y a pas de honte à faire recours à cette solidarité internationale car, même les nations les plus grandes et les plus puissantes ont parfois besoin des plus petites pour exprimer leur grandeur et leur puissance.

Mais, comme on le dit, quand on appelle à un soutien international, il faut d’abord se rassurer que le soutien national est effectif. Autrement dit, on ne peut appeler des partenaires de venir laver notre dos alors que nous ne faisons rien pour laver nous-mêmes notre ventre. L’occasion nous est donnée de l’exprimer.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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