Stratégie nationale de réconciliation : Hauts-com, conseillers régionaux et maires à la rescousse

Il s’est tenu le 7 juin 2021 à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso, une de session de renforcement des capacités des autorités déconcentrées, décentralisées et points focaux communaux sur le processus d’élaboration de la Stratégie de réconciliation nationale et du Pacte de vivre-ensemble.

Au Burkina Faso, la question de la réconciliation s’est posée suite aux déchirures et aux drames que notre pays a connus. A l’occasion des épisodes violents de conquête ou de gestion du pouvoir par différents régimes qui se sont succédés durant plus d’un demi-siècle. Ces épisodes ont eu diverses conséquences, mais les plus marquantes ont été les pertes en vies humaines.

Le travail du Collège de sages et le travail de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) sont les deux initiatives qui ont été mises en œuvre pour la réconciliation. C’est ainsi que le président du Faso a fait de la réconciliation l’axe principal de son mandat, d’où la tenue de cette 3ème session à Bobo-Dioulasso après Tenkodogo et Kaya.

Autorités politiques, communales, militaires, coutumières et religieuses, toutes l’ont marquée de leurs empruntes. Une minute de silence a été observée en mémoire des disparus lors des attaques du 4 au 5 juin 2021 à Solhan, faisant plus d’une centaine de morts.

Objectif général

Cette activité vise à renforcer les capacités des autorités déconcentrées et décentralisées locales (Gouverneurs, Haut-commissaires, Préfets, Présidents des Conseils régionaux et Maires) sur la vision de réconciliation du Chef de l’Etat, la mission du Ministère de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale (MRNCS), le processus d’élaboration de la Stratégie nationale de réconciliation et du Pacte du vivre-ensemble et à former les points focaux sur les outils de collecte des données.

La présente session a aussi pour ambition de partager avec les participants, la vision de réconciliation du Chef de l’Etat ; l’intérêt et le processus d’élaboration de la Stratégie nationale de réconciliation ; former les points focaux sur les outils de collecte des données et la méthodologie de synthèse des données ;(…).

Selon le ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, « nous sommes ici dans un processus qui a été adopté par le conseil des ministres le 21 avril lorsqu’il a adopté la feuille de route. Et dans cette feuille de route, il y a un certain nombre d’activités qui sont prévues, dont l’organisation de concertations dans chacune des 372 communes du Burkina Faso.

Ces concertations doivent donner l’occasion aux forces vives des différentes communes de discuter, de parler et d’échanger sur la réconciliation, de comprendre la vision du gouvernement et de proposer leurs visions en termes de solutions y compris pour leurs problèmes locaux ». « Si on attend quelque chose de particulier des participants, c’est leur engagement à se faire le porte-parole ou les portes-paroles du message de réconciliation.

On a besoin qu’ils atteignent les quatre coins du Burkina Faso et qu’ils imprègnent chaque Burkinabè pour qu’on sache qu’il y a un défi à relever », ajoute-t-il. A noter que le PNUD se félicite d’accompagner ce processus de réconciliation, car sans la paix il n’y a pas de développement, en à croire Daouda Yahaya, chef du sous-bureau du PNUD à Bobo-Dioulasso.

Casimir Seyram KAVEGUE

Ayméric KANI

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