Tabaski à Bobo-Dioulasso :salons de coiffure et ateliers de couture en manque de clients

Le lundi 02 juin, une de nos équipes a sillonné quelques salons de coiffures et ateliers de couture de la ville de Bobo Dioulasso afin de constater l’ambiance qui y règne à l’approche de la fête de Tabaski.

 

Il est environ 10 heures ce lundi 02 juin lorsque que nous arrivons dans le salon de coiffure de Sanata Bado situé au secteur 21 de Bobo-Dioulasso. Nous la trouvons en pleine activité, assistée de ses apprenties. L’affluence n’est pas très forte en cette matinée. Un constat confirmé par dame Bado elle-même qui comptabilise 16 ans dans le métier. « La fête est presque qu’arrivée et par la grâce de Dieu nous arrivons à nous en sortir. Cette année est plus difficile que les années antérieures, mais nous avons quand même quelques clientes. Ici, nous faisons surtout les fixés, tapis et tissages. En cette période de fête, nous pouvons travailler jusqu’à 02 heures du matin. Les coiffures qui marchent le plus, sont les poses de perruques. C’est surtout la veille et le jour même de la fête que nous faisons beaucoup de poses. Nous pouvons alors faire jusqu’à 20 poses en une journée. Nous faisons également les poses d’ongles et de cils», nous confie-t-elle.

Une morosité du marché relevée également par Djiguemdé Zénabo qui exerce le métier de coiffeuse depuis 06 ans dans son salon situé aussi au secteur 21. «Avec la fête qui approche, je n’ai pas vraiment de clientes, juste quelques personnes. Le manque de clientes est dû au fait que la plupart des clientes préfère poser les perruques, alors que moi je ne fais pas de pose de perruque. Le type de coiffure que je fais, ce sont les tapis, fixés et napy. Je fais aussi la pose d’ongles et de cils», nous explique-t-elle.

Quoi de mieux qu’une belle coiffure arborée dans une belle tenue

Nous nous sommes aussi rendus dans des ateliers de coutures de la place afin de prendre la température du marché à l’approche de la Tabaski. «Cette année, nous n’avons pas beaucoup de clients. Il y a des clients qui amènent des habits à coudre et ne reviennent plus les chercher. Mais habituellement, nous avons plus de clients au Ramadan qu’à la Tabaski. Pendant les périodes de fête, nous travaillons jusque tard le soir mais nous ne veillons pas à l’atelier», nous confie Ouédraogo Ousmane, tailleur au marché du secteur 21 et qui exerce le métier depuis 2004. Ce dernier nous assure également qu’il n’y aura pas de retard dans les rendez-vous. Il ajoute aussi qu’à deux semaines des fêtes, il arrête de prendre les commandes pour éviter les disputes avec les clients. Cependant, contrairement à ce dernier, Sanon Albert, quant à lui, ne se plaint pas du marché. «Je suis dans le métier depuis 16 ans.  Avec la fête qui approche, nous avons beaucoup de travail. Nous ne veillons pas à l’atelier parce que selon moi, ça ralentit le travail. Nous ouvrons à 07heures et nous descendons à 01heure ou 02 heures du matin pour nous reposer et reprendre en meilleur forme le lendemain», nous explique-t-il. Celui-ci rassure également qu’il n’y aura pas de faux rendez-vous. «On a pris le nombre d’habits qu’on peut coudre. Il n’y aura donc pas de faux rendez-vous. Chacun aura son habit par la grâce de Dieu», ajoute-t-il.

Assita NAKANABO (stagiaire)

Laurentia COULIBALY (stagiaire