Transhumance locale : Le comité provincial officiellement installé

Les membres du Comité provincial de la transhumance (COPT) de la province du Houet ont officiellement été installés hier jeudi 10 septembre 2020 dans la salle de réunion de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso. La cérémonie d’installation  a été présidée  par le Secrétaire général de la province, Karim Ouedraogo représentant le Haut-commissaire du Houet.

Photo de famille des membres du Comité provincial pour la postérité

La province du Houet dispose désormais de son Comité de la transhumance local. Il est fort de plus de quarantaine de membres. Le Haut commissaire de la province du Houet, Lamine Soulama est le président du Comité et la vice-présidence est assurée par le Secrétaire général de la province, Karim Ouédraogo. Le Comité provincial de la Transhumance est un cadre de concertation et d’orientation en matière de transhumance. Il est l’organe de gestion de la transhumance dans la province du Houet. Selon Boukaré Sawadogo, Pastoraliste et chef de service chargé de la gestion de la transhumance et des conflits à la Direction générale des Espaces et des Aménagements Pastoraux (DGEAP), « l’élevage constitue une source de revenus pour environ 80% des ménages et contribue pour plus de 18% à la formation du Produit Intérieur Brut (MRA, PNUD 2012) ». Lors de sa présentation de  la situation de la transhumance au Burkina Faso, il a expliqué le cadre législatif réglementant la mobilité du bétail, les formes de transhumances, les types de pistes à bétails et les documents requis pour l’administration de la transhumance ainsi que les informations sur les pays d’accueils aux membres du COPT. Les difficultés rencontrées lors de la transhumance et les perspectives pour la redynamisation du pastoralisme au Burkina ont également été abordé au cours de cette cérémonie. Pour sa part, Yssouf Rabo, conseiller d’Elevage à la DGEAP a situé les rôles et les missions assignées aux COPT dans la gestion de la transhumance au niveau local. Il s’agit entre autres,  de connaitre et se prononcer sur la situation et les perspectives de la transhumance, promouvoir la concertation et les échanges en matière de transhumance (sessions ordinaires, sessions extraordinaire, sessions du conseil municipal, cadre de concertation provincial…); rechercher les voies et moyens nécessaires à la sédentarisation progressive de l’Elevage conformément à la politique provinciale. Surtout que la situation sécuritaire et sanitaire a occasionné le refus de certains pasteurs de revenir au pays après la fermeture des frontières. «Les richesses créées par ces derniers dans les pays d’accueils constituent une perte pour l’économie nationale», a déploré Boukaré Sawadogo. Cette cérémonie a également servi de cadre aux membres de suivre un film sur la mobilité à risque des pasteurs pendant les campagnes de transhumance et d’exposer les difficultés rencontrées par ces derniers sur certaines  pistes à bétails vendus par des propriétaires terriens.

Pour mémoire, le Comité provincial de la Transhumance découle du Comité national de la transhumance.

Fatimata BELEM

Paulin Serge SANOU/Stagiaire

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