Vente de riz local par la SONAGESS : des Bobolais souhaitent la poursuite de l’opération

Depuis le 17 février 2026, la Société Nationale de Gestion de Stock de Sécurité Alimentaire (SONAGESS), dans le souci d’accompagner les ménages durant la période de jeûne chrétien et musulman, a organisé une opération de vente de riz local subventionné par l’Etat sur toute l’étendue du territoire.

 

L’Etat, à traves la SONAGESS, soutient les populations dans cette période de jeûne. Depuis le mardi, la société a mis à la disposition de la population du riz local en sac de 25 kg au coût de 8000F CFA. Pour mener à bien l’opération, plusieurs sites ont été retenus dans les différents arrondissements comme à la Maison des jeunes au secteur 09. Sur ce site, de longues files d’attente s’étaient déjà constituées tôt le matin du 17 février. Dans les rangs nous trouvons Djamilatou Kaboré, la quarantaine presque, assise sur son sac de riz qu’elle venait d’acheter. Toute joyeuse, elle explique que depuis 5h du matin elle a quitté le domicile familial dans l’espoir d’être servie plus tôt. Le constat est identique chez dame Francine Sanou. Arrivée sur le site à 6 heures de Samangan, un village situé dans les encablures de Bobo, c’est à 10 h qu’elle a pu obtenir un sac de riz. Malgré la longue attente, elle félicite les autorités pour cette belle initiative qui, selon elle, va soulager beaucoup de ménages en situation difficile. «Je suis veuve et je m’occupe toute seule de mes enfants. Mon vœux est que le gouvernement multiplie ces actions en faveur des personnes vulnérables», souhaite-t- elle. Dans le magasin où est stocké le riz, Abdoul Aziz Sanou, agent de vente à la SONAGESS accompagné de sa collaboratrice, est préoccupé à servir les clients qui affluent des différents secteurs. Malgré ce monde, il dégage un petit temps pour répondre à nos questions. «Nous rencontrons d’énormes difficultés à cause de l’engouement. Nous sommes submergés par la forte affluence, pour vous dire que l’organisation en pareille circonstance n’est pas du tout simple. Quand vous voyez des vieilles personnes se bousculer, s’injurier et même se bagarrer, c’est choquant », laisse entendre Monsieur Sanou. Il ajoute que par moment la situation les amène à fermer les portes du magasin pour rétablir l’ordre. Pour cet agent commis à la vente du riz, le gouvernement doit faire comme les années précédentes, c’est-à-dire faire des inscriptions en avance pour faciliter la vente le jour-j.

Issa OUEDRAOGO

Fomi Z. Esther TIBIRI/Stagiaires