Vie chère : «On ne peut même plus acheter les feuilles qu’on cultive»

Commerçants, clients, fonctionnaires, tous crient à la vie chère. Dans ces conditions il est difficile de joindre les deux bouts. Nous avons fait le constat ce lundi 06 août 2021 au petit marché du secteur 21 de Bobo-Dioulasso. 

Lundi 06 août 2021. Il est presque 10 heures lorsque nous arrivons au petit marché du secteur 21de Bobo. Comme d’habitude, les femmes font le tour du marché pour s’acheter les condiments. Nous constatons que le marché est bondé de condiments, mais les clientes se plaignent de la hausse considérable du coût.

Conséquence, ceux qui parviennent à s’approvisionner n’arrivent pas à remplir le panier. « Les condiments sont devenus chers. Quand je viens ici, j’ai du mal à faire le marché. Ce qu’on achetait à 25 FCFA, 50 FCFA est devenu 100 FCFA, voir plus. Tout est cher. On ne peut même pas acheter les feuilles, malgré qu’on les cultive dans nos jardins. », déplorent Djenebou et Sarah, deux clientes venues s’approvisionner en condiments.

Si pour certains, la hausse des prix des condiments sur le marché est liée à la fermeture des frontières, pour d’autres cela s’explique par la faible production.

Problème de gouvernance ?

Mais est-ce la faible production des cultures de rente, qui explique cet état de fait ? Certains vendeurs en attente de clients avancent d’autres raisons. « Les prix ont beaucoup augmenté. L’an passée à cette même période, on prenait le panier de tomate à 7500 FCFA, mais cette année, on le panier est passé à 16000 FCFA. Ce qui fait que le marché devient très lent.

Le prix des denrées de première nécessité a augmenté. On ne sait plus ce qui se passe dans ce pays. Pour moi, cela est dû à la mauvaise gouvernance », laisse entendre Madame Togolan, vendeuse de tomate au marché du secteur 21. « Le pays est mal gouverné. On va tous mourir de faim si le gouvernement ne trouve pas de solution.

Rien ne marche, tout est devenu cher. On parle chaque fois, mais il n’y a pas de solution. Les années précédentes, le poisson par exemple était moins cher, mais cette année il est devenu cher. Cela fait qu’on n’a plus assez de clients. Le Burkina devient de plus en plus cher ; Il faut que le gouvernement trouve une solution rapide à ce problème de vie chère », confie chérif Ousmane, vendeur de poisson. C’est le même appel que lance Aïcha Traoré, vendeuse d’huile dans le même marché.

Marie -claire SOME /stagiaire

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