Les habitants du village de Koumi ont animé une conférence de presse, le samedi 12 avril 2025. Objectif, attirer l’attention des autorités sur le phénomène de vente de terre sur la bande ouest entre Koumi et Moami, deux villages voisins.
Le problème existe depuis 2006 selon Sanou Sogossi, principal conférencier du jour et ses camarades. Pour eux, c’est un calvaire que font subir certains habitants du village voisin, Moami, aux populations de Koumi. Et le fait conflictuel n’est rien d’autre que le foncier. “Ayant épuisé les terres dont ils ont hérité, ces individus malveillants de Moami ont commencé à empiéter sans scrupule sur les patrimoines fonciers des villages voisins comme Tien, Tiara, Koumi…” martèle Sanou Sogossi dans sa déclaration liminaire. Et d’ajouter que “le mode opératoire de ces stellionataires est de cibler une portion de terre qui n’est pas à eux, de duper un malheureux citoyen à la recherche d’un lopin de terre, de brader ladite portion à vil prix et d’empocher l’argent, mettant ainsi nos populations en conflit avec les malheureux acquéreurs victimes de cette escroquerie”.
“A maintes reprises nous nous sommes référés aux autorités”
Toujours selon les conférenciers du jour, à chaque cas de spoliations de leur terre, des correspondances ont toujours été produites et adressées à qui de droit. “Les preuves sont bien là. Toutes les démarches n’avaient autre dessein que de chercher une solution pacifique à ce conflit qui n’a que trop duré. Mais visiblement toutes nos démarches semblent ne pas recevoir d’écho favorable de la part des autorités compétentes locales. A travers cette conférence de presse, nous prenons à témoin l’opinion nationale et les plus hautes autorités du Burkina Faso sur la situation”, lance-t-il.
“Trois de nos fils sont en prison …”
Selon Sogossi Sanou, le comble est que sous de fallacieuses accusations, on tente d’intimider la communauté en cherchant à transformer les victimes en bourreaux aux yeux de l’autorité. “Nous illustrons notre propos par le dernier cas qui a fait déborder l’eau du vase. Nous avons trois dignes fils de Koumi en détention à la MACB. Leur seul péché est de vouloir défendre leur terre qui a été vendue à un particulier par un du village de Moami. Nous avons confiance à notre justice et nous ne cèderont jamais face à ces actes d’intimidation”, prévient-il. Les conférenciers ont tenu à préciser qu’avant cette situation ne survienne, les deux villages (Koumi et Moami) vivaient en parfaite harmonie. A en croire leurs propos, il existerait une limite naturelle entre les deux villages. Leur souhait est que les autorités la relève et en tiennent compte dans les dossiers de cession portant sur cette zone limitrophe.
Aymeric KANI
