
La gouverneure de la region du Guiriko, Mariama Konaté/ Gnanou, a précisé la première conférence de l’année 2026 de l’Entente ouverte à Bobo-Dioulasso, le 28 septembre 2026, au Conseil régional. Cet événement réunit les représentants régionaux autour du Sinanguya pour fixer les orientations de l’organisation.
Des représentants des régions du Djôro, des Tannounyan et du Guiriko se sont réunis pour aborder le rôle de la parenté à plaisanterie dans la prévention des différends intercommunautaires. Cette tradition repose sur des échanges verbaux et des alliances entre groupes ethniques pour apaiser les tensions et maintenir les liens entre les familles. Dans le cadre des efforts pour la paix au Burkina Faso, les participants ont souligné l’apport de cet héritage et l’action des forces de défense sur le terrain.
La rencontre visait à examiner le bilan des activités menées par l’organisation Entente Synanguya yiriwa, aussi appelée parenté à plaisanterie. Les délégués ont analysé la situation financière, révisé le règlement intérieur et examiné le fonctionnement de la structure. L’objectif de ces travaux est de définir un plan d’action pour orienter les interventions à venir et formuler des recommandations destinées à soutenir la cohésion entre les populations.
Formaliser une pratique traditionnelle
Le gouverneur de la région du Djôro, Siaka Barro, a expliqué la démarche d’institutionnalisation de ce mécanisme. Selon ses propos, les différends locaux sont souvent gérés par les membres liés par ces alliances. La formalisation de ces relations entre les localités doit permettre aux acteurs chargés de la médiation d’intervenir avec des règles partagées.
Pour la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou, cette pratique constitue une base de l’organisation sociale. Elle a indiqué que la réunion des trois régions vise à maintenir cette tradition au sein des communautés et à faciliter la résolution des désaccords.
L’implication des acteurs locaux et le financement
La continuité du dispositif repose sur l’engagement des membres et sur la collecte de fonds. L’organisation s’appuie sur des points focaux et des présidents de commissions. Ces intervenants font partie des délégations spéciales et proviennent des communautés locales. Leur présence dans les instances de décision vise à assurer l’application des démarches de médiation sur le territoire. Les travaux de la conférence doivent s’achever par l’adoption du nouveau plan de travail et la validation des orientations budgétaires.
Judicaël DOFINI