Depuis maintenant plusieurs mois, de grands changements s’opèrent dans la ville de Bobo-Dioulasso en termes d’infrastructures. Des quartiers qui, autre fois émergeaient difficilement, s’épanouissent pleinement à présent. Particulièrement le secteur 17. Sarfalao retrouve un nouveau visage.
Des années en arrière, Sarfalao n’était qu’un quartier « enclavé » confronté à d’énormes difficultés de développement. Les populations faisaient face à des inondations pendant les saisons de pluies. Chose qui rendait les voies impraticables. Le quartier sombrait dans une totale obscurité une fois le coucher du soleil et devenait le foyer de la délinquance.
Surnommé « Sarfa city », le quartier était isolé du reste de la ville. Aujourd’hui, une nouvelle ère s’ouvre pour ce quartier. Après son lotissement datant, une page nouvelle est en train de s’écrire sur l’essor de Sarfalao. En effet, des projets d’aménagement routier et d’assainissement ont été menés dans le quartier. À la place du marché précaire préexistant qui exposait les commerçants à une insécurité cruelle, un tout nouveau marché moderne s’offre aux populations. Les voies jadis impraticables sont aujourd’hui bitumées, ultra modernes, comportant des pistes cyclables, un système solaire d’éclairage. Fini les inondations, désormais Sarfalao dispose de caniveaux permettant l’évacuation des eaux de pluie. Cette innovation a considérablement amélioré le train de vie des populations, leur rendant tout d’abord la mobilité facile et ouvrant un accès aisé sur le reste de la ville. Elle a également permis à cette population d’avoir une certaine assurance sur la question de sécurité, car les agressions et autres cas de criminalité s’y font rares. Le quartier respire la sérénité. De plus, les commerces implantés le long de ces routes constituent de véritables vitrines de commercialisation pour les acteurs de ce secteur. Tout ceci sans oublier le côté esthétique, désormais c’est très agréable de circuler dans les rues de Sarfalao. Comparé au Sarfalao d’il y a 10-20ans, c’est un eldorado qui s’offre aux résidents.
Blandine Sidonie KERE/Stagiaire