Bobo-Dioulasso : destruction des gîtes larvaires pour éviter le paludisme et la Dengue

Le président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, Laurent Koudougou Kontogom, a présidé le lancement de la 3e phase de la destruction des gites larvaires dans sa commune, conformément à la Journée nationale de lutte anti vectorielle (JNLAV), le samedi 03 octobre 2026, Cette opération vise à l’élimination régulière des gites larvaires et l’amélioration durable de l’assainissement de l’environnement.

 

Les autorités de la commune de Bobo-Dioulasso, pour contribuer à la diminution de la prolifération du paludisme, ont procédé à la destruction de gîtes larvaires dans le cadre de la Journée nationale de lutte anti-vectorielle organisée par le ministère de la Santé. Cette opération s’est déroulée à Sakaby, dans l’arrondissement N°2, tout comme dans les autres arrondissements de manière simultanée. Les équipes ont effectué la pulvérisation des lieux susceptibles d’abriter les vecteurs et le désherbage des herbes hautes qui servent de refuge aux moustiques. Le président de la délégation spéciale a participé à la sensibilisation des riverains sur la gestion des contenants favorisant la prolifération des insectes et a procédé à l’assèchement d’une flaque d’eau située sur la voie.

En rappel, un gîte larvaire désigne tout point d’eau, stagne ou retenue, dans lequel les femelles moustiques déposent leurs œufs et où les larves accomplissent leur développement jusqu’au stade adulte. Le paludisme provient de la transmission d’un parasite du genre Plasmodium à l’être humain par la piqûre d’un moustique femelle, Anophèle. Ce vecteur se reproduit au niveau des accumulations d’eau et contribue à la propagation de l’infection au sein des populations.

 

L’importance de la riposte municipale

 

L’action menée par la commune de Bobo-Dioulasso revêt une importance stratégique en réduisant directement la densité des moustiques dans les flaques et retenues d’eau . L’opération permet d’assainir le cadre de vie des habitants et de bloquer le cycle de reproduction des insectes avant leur émergence. Cette démarche multisectorielle et communautaire vise l’élimination des sites de ponte et l’amélioration de l’assainissement de l’environnement afin de limiter les risques de transmission du paludisme et de la dengue.

 

Les consignes de la délégation spéciale

 

Le président de la délégation spéciale, Laurent Koutoukou Kontogom, s’est adressé aux riverains pour rappeler la conduite à tenir sur le terrain. « Si vous voulez éviter le paludisme et la dengue, il faut éliminer les sources vectorielles, éviter que l’eau ne stagne, vider les récipients qui contiennent de l’eau usagée et traiter les fosses septiques pour les toilettes. C’est un ensemble d’habitudes qu’il faut prendre pour éviter que les moustiques n’apparaissent, ainsi on réduit les risques de tomber malade ».

 

Poursuite des phases de terrain

 

Le Directeur régional de la santé du Guiriko, Dr Issa Konaté, a également lancé un appel au maintien des gestes préventifs durant cette troisième phase d’opérations. En attendant la quatrième étape prévue pour le mois de novembre, les autorités communales prévoient intensifier les actions de sensibilisation et les travaux d’assèchement des eaux stagnantes, pour éviter les piques de la dingue comme c’était le cas en 2023, qui à causé malheureusement des pertes en vies humaines.

Judicaël DOFINI