Bonne gouvernance publique et démocratie au Burkina Faso : Des journalistes imprégnés de la contribution des corps de contrôle

Comment les corps de contrôle peuvent contribuer à l’ancrage de la bonne gouvernance publique et de la démocratie au Burkina Faso. C’est la problématique au cœur de l’atelier organisé par le l’Initiative des journalistes traitant de l’information parlementaire, du 22 au 24 juillet à Koudougou. Avec le soutien du programme commun d’appui à l’Assemblée nationale.

Le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Dr Émile Bazyomo, a présidé l’ouverture des travaux

Selon le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Émile Bazyomo, l’objectif de la formation est d’outiller les hommes de médias pour mieux faire leur travail dans le traitement de l’information liée à la finance publique. Les modules ont été dispensés par trois formateurs dont deux au Burkina Faso et l’autre par visioconférence sur l’expérience canadienne. Développant le module sur l’analyse des trois systèmes de contrôle des finances publiques, Hamidou Yonaba, conseiller technique du Programme d’appui à l’Assemblée nationale, insistera sur le rôle de l’hémicycle dans l’avancée de la démocratie dans notre pays. Il indiquera que le contrôle externe des finances publiques au Burkina Faso est exercé par trois pouvoirs à savoir, le contrôle politique par l’Assemblée nationale, le contrôle juridictionnel de la Cour des comptes et le contrôle administratif par l’Autorité supérieure de contrôle de l’État et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC). L’ASCE-LC intervient dans la lutte contre la corruption et les infractions assimilées en vue de promouvoir l’intégrité et la probité dans la gestion des secteurs public, privé et de la société civile. Quand à la Cour des comptes, elle juge les comptes des comptables publics, vérifie les pièces et le cas échéant sur place la régularité des recettes et des dépenses dans la comptabilité. En ce qui concerne l’Assemblée nationale, elle exerce  un contrôle permanent de l’exécution du budget. Ce contrôle s’exerce au moyen de rapports trimestriels sur l’exécution du budget et sur l’application du texte de la loi des finances, produits par le gouvernement.

Par visioconférence, les participants à cette formation ont, grâce au journaliste Geoff Dubrow du Canada qui a présenté l’expérience canadienne, depuis la formulation, l’adoption, la mise en œuvre et la supervision des expositions budgétaires. La dernière partie de cet atelier a été consacrée à la « communication électorale en période de crise sécuritaire ». Selon Mahamadi Sawadogo, expert dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, c’est une lutte asymétrique et la pièce maitresse ce sont les communautés. Pour cela, il est convaincu que si l’on ne prend pas garde, la prochaine insurrection risque de partir des zones rurales vers les villes. Pour lui, ce qui manque à l’État c’est la stratégie. Aux hommes de médias, il demande de véhiculer des messages de paix. Et notera-t-il, « seul votre bon comportement peut vous sauver. Respecter les règles des communautés ».

Firmin OUATTARA

Fermer le menu
commodo tempus et, Curabitur efficitur. fringilla adipiscing