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Commune rurale de Fô : 5 Centres de santé, 38 forages… réalisés à mi-mandat

09/08/2019
00:00

En 2016, lors de son installation, Kassoum Sanou, maire de la commune rurale de Fô, s’était engagé à réaliser des projets pour sa population. A mi-mandat, il nous dit ce qui a pu être fait. Sans détour, le deuxième maire élu de la commune rurale de Fô, fait un bref bilan de sa gestion. Située à 100 kilomètres de Bobo-Dioulasso, chef-lieu de la province du Houet dont elle relève, la commune de Fô est limitée par quatre autres communes rurales. A l’instar de ses communes voisines, elle a des priorités, des difficultés et des ambitions.

 

En 2016, à votre installation, vous aviez fait des promesses à ceux qui vous ont élu. A mi-mandat, que peut-on retenir ?

Ce qu’il faut retenir, c’est que nous avons fait de notre mieux pour tenir parole. Nous continuons de travailler pour que les promesses faites puissent être des réalités dans la mesure du possible. A notre installation, nous avions promis de lotir le chef-lieu de la commune. Dieu merci, nous sommes en train de faire le lotissement. Des levées topographiques ont été faites, des bornes ont été mises. Des numéros ont même été attribués aux parcelles. Il reste seulement à faire les attributions. J’avais également lancé le défi de zéro école sous paillote dans la commune. A l’heure où je vous parle, ce défi a été relevé. Je précise qu’on avait pris l’engagement pour que les jeunes filles soient scolarisées. En tandem avec des conseillers et les chefs coutumiers, tous les enfants en âge d’aller à l’école sont recensés. C’est ainsi que, lorsque vous faites les statistiques par classe, vous verrez que les filles dans notre commune sont de plus en plus inscrites à l’école. Nous avions aussi pris le défi de faire de la santé notre priorité. Car à notre arrivée, il n’y avait que trois Centres de santé et de promotion sociale (CSPS). Aujourd’hui, nous sommes à 8 CSPS pour 13 villages. Je crois que ce ratio dépasse largement la moyenne recommandée par l’Etat. Au niveau du secteur eau et assainissement, des promesses ont été faites. Dans notre commune, nous avions une seule Adduction d’eau potable simplifiée (AEPS). Elle avait été réalisée lors de mon premier mandat (ndlr: il était le maire élu quand les conseils municipaux ont été dissouts). Sous ce mandat, nous avons réalisé deux nouvelles AEPS, et une ONG a réalisé pour nous une troisième. Notre commune compte aujourd’hui quatre AEPS. A mi-mandat, c’est ce qu’on peut retenir de façon résumée.

 

Le conseil municipal a fait ces réalisations en fonction de ses moyens. Parmi les projets réalisés, lesquels étaient beaucoup plus attendus par vos administrés?

Les questions d’eau constituaient une attente forte pour nos populations. En dehors des AEPS, nous avons bénéficié de 38 forages repartis dans les 13 villages. Les populations nous ont beaucoup sollicités en matière d’eau et assainissement. Il y a aussi ce qu’on appelle des AEPS multi-village. Il y a un projet déjà lancé dans la commune de Kouka et qui est entrain de couvrir 6 villages de notre commune. Cette attente de nos populations est aujourd’hui grandement satisfaite. Nous sommes aussi beaucoup sollicités au niveau des conflits éleveurs/agriculteurs. Car, les pistes à bétail tracées, n’ont pas été respectées. Suite à des rencontres de sensibilisation que nous avons organisées, ces pistes ont été rétablies et servent aux populations. Nous avons dégagé des aires de pâturage pour que les animaux aient des espaces de pâturage. Nous avons aussi été beaucoup sollicités sur la sécurisation foncière. Avec nos sensibilisations, il y a beaucoup de choses qui ont été comprises de ce côté.

 

Quelles sont les difficultés rencontrées dans l’exécution des différents projets dont vous parlés?

Notre difficulté majeure, ce sont les grèves à répétition du côté des financiers. On avait des projets à réaliser à bonne date. Mais avec ces grèves, beaucoup de dossiers ont été retardés ou bloqués. Le recouvrement de nos recettes a aussi été affecté par ce mouvement d’humeur. Il y a aussi la lenteur administrative au niveau des transferts faits par l’Etat. Honnêtement, ces financements n’arrivent pas toujours à bonne date. Nous pouvons planifier des activités, mais l’argent n’est pas disponible. Il y a aussi la gestion des marchés publics. Beaucoup d’entreprises sont défaillantes. Une infrastructure budgétisée à 24 millions par exemple, quelqu’un vous propose 14 millions. C’est la règle du moins-disant. Nous avons interpellé qui de droit pour dire que le moins disant n’était pas un bon système pour le développement de nos collectivités. Je crois que notre cri de cœur a été entendu. Désormais, c’est la moyenne pondérée qui est prise en compte. Il y a aussi l’incivisme fiscal comme difficulté. Heureusement que dans notre commune, je peux dire que les taxes rentrent à près de 90%. Il y a quelques individus qui pensent que, tant que ce n’est pas ton partisan qui est aux affaires, il ne faut pas contribuer au développement local. Quelle que soit la personne, mobilisons-nous ensemble pour notre développement commun.

 

Vous avez certainement des perspectives pour la suite de votre mandat. Pouvez-vous nous en parler?

L’homme étant un éternel insatisfait, nous avons effectivement des ambitions pour l’avenir. Dans cette dynamique, nous allons continuer de développer le secteur de l’eau en mettant l’accent sur l’assainissement. Nous avons mis dans les villages des points focaux. Leur rôle est de sensibiliser les populations sur l’importance des latrines. Nous allons leur donner les moyens pour que les latrines soient introduites facilement dans le quotidien des populations. Mon ambition est de normaliser toutes les écoles de la commune. Sept écoles sur les 13 sont normalisées. Il nous reste les six autres. Nous allons inviter le secteur privé à investir dans l’éducation au niveau de notre commune. Comme ambition, nous souhaitons que le deuxième gros village de la commune qui est Dawèra, puisse être loti, pour amorcer le développement.

Interview réalisée

Par Souro DAO



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