Les frondeurs du CDP reviennent à la charge

20/09/2019
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Décidément, les frondeurs (si on peut les appeler ainsi) du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ne démordent pas. Après avoir eu gain de cause en faisant annuler le premier congrès et contraint le président du parti à ramener le nombre des membres du Bureau politique national à 600, Mahamadi Kouanda et les siens ont encore saisi le juge. Avec pour objectif principal de faire annuler la tenue du congrès prévu pour le 22 septembre prochain. Si l’on s’en tient à ce qui est reproché au parti de Blaise Compaoré, et qu’il doit remplir comme conditions avant de tenir un congrès, il faut tout de suite dire que le parti ne pourra pas désigner de candidat à la présidentielle de 2020. Car toutes les instances du parti, y compris le récépissé sont attaqués par les frondeurs. A y voir de près, tous les moyens sont mis en œuvre pour déstabiliser le parti, mais surtout l’empêcher d’avoir son candidat, qui devrait être le président du parti, à la prochaine élection. Ce qui, naturellement, devrait obliger le parti et ses militants à soutenir la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo, déclaré candidat indépendant. C’est le schéma, tel qu’il se présente. Que vont-ils faire, dans une telle situation Eddie Komboïgo et les autres membres du même parti qui prétendent avoir la légitimité avec eux?

Quand on pousse un peu loin la réflexion, on arrive à, au moins, deux conclusions. La première, et la plus plausible est que les frondeurs, au sens figuré comme on sens propre, ne veulent sentir Eddie Komboïgo, même pas en ombre. Par conséquent, tout porte à croire qu’il faut l’empêcher par tous les moyens de se présenter. Pour cela, il faut empêcher les instances du parti de fonctionner en allant fouiller, même dans les plus petits détails, toutes les petites erreurs qui ont pu se glisser à un moment donné dans le cadre du fonctionnement du parti.

La deuxième conclusion, est que les frondeurs travaillent à ce que leur candidat Kadré Désiré Ouédraogo soit le mieux placé en temps opportun pour porter les aspirations des militants du CDP. Aussi, on met un pied dedans et on met un pied dehors. En oubliant que la manière dont les choses se passent peut, en temps opportun, conduire les militants restés fidèles au parti et à Eddie Komboïgo à soutenir n’importe quel autre candidat sauf Kadré Désiré en guise de sanction pour le tort que les soutiens de ce dernier ont causé au parti et à eux-mêmes. C’est un couteau à double tranchant que Kouanda et ses camarades, avec la «complicité» ou non de la justice, sont en train d’aiguiser.

C’est pourquoi, il est important pour le parti de Blaise Compaoré de taire très rapidement cette guéguerre dans laquelle personne ne sort gagnant. A moins que tout cela ait été fait pour cela. Dans ce cas, autant dire que le renouveau du CDP n’aura jamais lieu. Parce que, ceux qui l’ont créé et qui en jouit pleinement ont décidé de quitter la scène politique avec leur affaire. Tant pis pour ceux qui avaient encore de l’espoir.

Dabaoué Audrianne KANI



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