Rentrée des classes : « Ce report cache l’incapacité du pouvoir MPP à négocier une trêve avec les partenaires sociaux », selon l’opposition politique

13/05/2020
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Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a tenu son traditionnel point de presse hebdomadaire, le 12 mai 2020 à son siège à Ouagadougou. Animé par Alain Zoubga, président de l’Autre Burkina/PSR et de Carlos Toé, président du MCR, cette rencontre portait sur les dernières décisions gouvernementales.

 

Selon le Chef de file de l’opposition politique (CFOP), au regard de l’actualité nationale notamment la crise sanitaire, jamais l’Etat burkinabè n’a été impuissant que sous le régime MPP. En témoignent les dernières décisions du gouvernement allégeant les restrictions relatives au COVID-19. Pour l’opposition politique, au lieu que ce soit le gouvernement qui imprime le rythme à suivre par les citoyens, ce sont eux, par la rue, les réseaux sociaux et les émissions interactives, qui imposent leur volonté en tirant le gouvernement selon leur bien vouloir. Le CFOP accuse également le gouvernement d’être responsable du fait que la majorité des citoyens ne croit plus à l’existence de la maladie. Et cela est dû aux contrevérités répétées et aux manipulations qui entourent la gestion de la pandémie. S’agissant du report de la rentrée des classes, initialement prévue pour le 11 mai dernier et reportée pour au 1er juin prochain, l’opposition politique pense que ce report cache l’incapacité du pouvoir MPP à négocier une trêve avec les partenaires sociaux et une désorganisation au sommet de l’Etat. «Le MENAPLN a voulu ruser avec les travailleurs de l’Education, en inventant des cours à distance totalement inadaptés, tant du point de vue pédagogique que didactique. En effet, ces cours excluent l’écrasante majorité des enfants qui n’ont pas accès à l’internet et à la télévision, et qui peuvent difficilement suivre des cours à la radio», a laissé entendre Alain Zoubga, président de l’Autre Burkina/PSR. Si rien n’est fait selon le CFOP, le pays va droit vers une année blanche. Pour éviter cela, il demande entre autres au gouvernement, de réparer les injustices commises sur le personnel de l’Education notamment les coupures et suspensions illégales de salaires; à annuler la mesure d’extension de l’IUTS et permettre aux élèves des classes intermédiaires de calculer leurs moyennes de l’année sur la base des 2 trimestres. Quitte à prévoir une rentrée scolaire anticipée en septembre pour des cours de mise à niveau ou de rattrapage. À propos de la reprise de l’enrôlement le 08 mai dernier, si l’opposition politique s’en réjouit, elle invite toutefois la CENI à corriger les difficultés (insécurité et manque de CNIB pour beaucoup d’électeurs) rencontrées dans certaines zones pour une poursuite sereine de l’opération.

Aïcha TRAORE



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