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Il faut régler au plus vite cette question de la police

19/04/2017
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Pour la énième fois, les policiers nationaux se font entendre. Sur leurs conditions de vie et de travail, mais surtout sur ce qu'ils appellent "services payés". Pour lesquels, ils estiment qu'ils sont mal payés par la hiérarchie alors que les prestataires payent bien. Les concertations avec leur ministre de tutelle, Simon Compaoré n'ont rien donné. Aussi, depuis hier mardi 18 avril, ils observent un mouvement d'humeur marqué par un sit-in. Et soutiennent que si leurs revendications ne sont pas prises en compte, il pourrait se poursuivre jusqu'à ce que... Parmi leurs revendications figurent le départ du ministre Simon Compaoré de son poste, le départ du Directeur général et du Directeur régional de la police du Centre et de celui des unités d'intervention. Une semaine auparavant, le porte-parole des policiers radiés des suites de manifestations en 2011 avait soutenu que lui et ses camarades sont prêts à aller jusqu'au bout. Puis il a déclaré qu'on ne peut pas les oublier, ces Organisations de la société civile et ces partis politiques qui leur ont fait appel en 2014 pour chasser Blaise Compaoré du pouvoir et mettre ainsi fin à son régime. 

En effet, si on ne peut pas dire que les accusations des policiers sont fausses, on ne peut pas non plus croire qu'ils font de la surenchère. A leur décharge, on retiendra qu'ils ont usé du dialogue, qu'ils ont pris tout le temps qu'il fallait pour se faire entendre et comprendre. Mais malheureusement, on a l'impression qu'ils n'ont pas été bien compris. Autrement dit, la hiérarchie semble n'avoir pas pris très au sérieux leur cri de cœur. Si bien qu’aujourd'hui, ce sont plusieurs problèmes qu'il faut résoudre en même temps. Les policiers sont des agents assermentés. Contrairement à ce qu'on peut penser, ils ne manifestent pas au hasard. Il faut résoudre leurs problèmes avant que d'autres n'entrent dans la danse. 

La police d'une manière générale a longtemps été le parent pauvre des forces de défense et de sécurité. Il y a même eu des moments où le corps a été sous-estimé comme si le rôle du policer se limitait seulement à l'établissement  de la pièce d'identité, aux légalisations de documents administratifs et aux contrôles de documents d'identité et de régulation dans la circulation. Et pourtant, tout le monde sait très bien le rôle de lutte contre le banditisme et de police judiciaire, de renseignement et de maintien de la sécurité et de l'ordre sur toute l'étendue du territoire national. Etre policier, ce n'est donc pas un sous métier ; bien au contraire. Dans tous les cas, quand les forces de défense et de sécurité entrent dans la cadence des grèves, ce n'est pas bon signe. 

Du reste, la lutte contre l'insécurité, le grand banditisme et surtout le terrorisme ambiant recommandent que ces questions soient résolues très rapidement. Car les troupes ont besoin d'avoir le moral haut. Les policiers ne demandent pas qu'on augmente leurs salaires. Ils demandent tout simplement que ce à quoi ils ont droit leur soit dû. C'est très simple. 

Dabaoué Audrianne KANI


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