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Liberté provisoire pour Djibril Bassolet : Des Burkinabè s’expriment

12/10/2017
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Suite à la décision de la justice militaire de sa mise en liberté provisoire, le mardi 10 Octobre 2017, nous avons recueilli les impressions des citoyens de Bobo en passant à Dédougou et Ouagadougou. Lisez ci-dessous ce que ces Burkinabè pensent de cette décision.

Eloi Sawadogo, président de la Ligue des jeunes du Burkina

«C’est avec amertume que nous avons accueilli la liberté provisoire du général Djibrill Bassolé. Cela nous met mal à l’aise. Il y a quelque chose que nous sommes en train de chercher à comprendre. Les juges qui ont permis de prendre cet arrêté, je pense que ce sont des étrangers qui viennent d’arriver au Burkina. Ça va m’étonner qu’ils aient vécu le coup d’Etat du 16 septembre 2015. Nous allons tout faire pour barrer la route à cette liberté provisoire comme ce que nous avons fait au putsch manqué. En tant qu’un présumé putschiste, s’il peut avoir une liberté provisoire, les autres aussi peuvent avoir une liberté provisoire. Parce que Bassolé n’est pas citoyen plus que les autres prisonniers. Ils sont tous des citoyens burkinabè et ils ont les mêmes droits; c’est ce qui est prévu par la constitution dans laquelle il n’est pas écrit que si quelqu’un est ex-ministre il est plus citoyen que les autres Burkinabé. C’est un coup d’Etat judiciaire qui est en train d’être opéré. Nous connaissons les accointances de Bassolé avec certaines personnes au sein de notre justice. Et au niveau de la communauté internationale. Le Burkina Faso a décidé d’être un exemple dans la démocratie. Sur toute l’étendue du territoire burkinabé, la jeunesse a montré une maturité dans la quête d’une démocratie véritable. La communauté internationale peut nous imposer cette décision mais nous n’allons pas accepter. En notre sein, la réconciliation nationale nous dit peu de chose. Ceux qui prônent la réconciliation nationale est-ce qu’après ils vont nous ramener Norbert Zongo, Thomas Sankara, Dabo Boukary, …, . Ce sont les actes qui vont nous emmener à la réconciliation. Nous ne sommes pas contre une réconciliation véritable, mais se réconcilier comme le président déchu l’a fait, nous n’allons plus aller au stade du 4-Août. Nous voulons une évacuation de tous les crimes avant d’aller à une réconciliation sincère pour une paix durable. Il ne faut pas aller prononcer des noms des mots hors des familles qui sont toujours frustrées».

Koné Thérèse

«J’apprécie cette décision de la justice car pour moi, garder quelqu’un en prison aussi longtemps et sans jugement, n’est pas une bonne chose. Avant tout il est responsable d’une famille, donc il pourra rejoindre les siens. Que cette liberté ne soit pas provisoire mais pour toujours ».

 

Mamadou Sidibé, président du comité pour la cause de Djibrill Bassolé

«Je remercie le bon Dieu pour la libération de notre fils. C’est ce que nous réclamions depuis et notre souhait étant réalisé nous sommes très contents. Il faudrait que nos autorités travaillent beaucoup plus dans ce sens en rendant justice au justiciable. Je suis très ému en ce jour et j’invite tous les Burkinabè à œuvrer pour une vraie justice».

 

Wahab Djibo, responsable à l’organisation pour la cause de Djibrill Bassolé

«Nous nous réjouissons beaucoup de cette libération du général même si elle est provisoire. Cela participe au rétablissement de la justice burkinabè. La décision est arrivée tardivement mais pour nous, il y a de quoi s’en réjouir».

 

Coulibaly Victor, citoyen

«Cette libération a peut-être un peu trop duré à mon avis mais c’est tout de même une joie pour moi de comprendre que nos autorités sont arrivées à comprendre qu’il ne peut avoir la cohésion sans faire la volonté des populations. Nous avons été les premiers à marcher pour la libération de notre frère puis s’en est suivi pas mal de mouvements autour de la question. Tout cela devrait montrer à l’opinion publique que sa libération était nécessaire».

 

Goussa Alexandre

«C’est une question exclusivement juridique et les questions juridiques sont très délicates en ce sens que ce sont des textes. On constate aussi que la volonté politique des dirigeants de notre pays, la volonté de rendre le plus indépendant possible cette institution judiciaire est vraiment visible. Si aujourd’hui on décide de sa liberté provisoire, c’est l’autorité judiciaire qui maitrise la situation. Nous en tant que citoyens ne pouvons l’apprécier que dans une certaine neutralité».



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