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L’enfant pas comme les autres

11/05/2018
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Jaques est aujourd’hui loin de son village natal. Il est dans les rangs d’un corps sécuritaire du Faso. Très chanceux, ses collègues souhaitent toujours être avec lui, chaque fois qu’il y a une mission. Jacques est un homme dont l’histoire reste exceptionnelle. Depuis le ventre de sa maman, il a retenu l’attention de son entourage qui a vite compris que Jacques n’était pas n’importe quel enfant. Contrairement aux enfants ordinaires, Jacques est venu au monde après trois ans passés dans le ventre de sa maman. Incroyable, mais vrai! Malheureusement, après avoir donné vie à son enfant, la maman de Jacques est morte. Quant à son papa, il a subi toutes sortes de souffrances pour que Jacques puisse survivre. Tout le monde avait qualifié Jacques d’enfant porte-malheur. Aucune femme n’avait voulu s’occuper de Jacques, de peur de mourir. Son papa a donc «kêtê-kêtê» (se débrouiller) avec lui, jusqu’à l’âge de 6 ans. Il est inscrit à l’école primaire du village. Il était toujours classé premier des élèves de sa classe. Des signes et des rêves relatifs à Jacques, ont fini par convaincre son papa et toute sa grande famille que Jacques n’était pas n’importe quel enfant. Aussi, à chaque campagne agricole, Jacques était le premier à mettre des graines dans le sol avant que les autres membres de la famille n’en fassent autant. Car à chaque fois qu’il le faisait, la récolte était abondante. Même étant au secondaire, sa grande famille toujours fait appel à Jacques avant de débuter leur campagne agricole. Il faut noter que Jacques a fait ses études secondaires dans une autre localité loin de son villagenatal. Depuis, sa grande famille a su qu’il était exceptionnellement chanceux, Jacques était toujours au-devant des activités phares. Un des chefs de sa grande famille, avant de mourir, avait insisté pour que Jacques soit son successeur. «J’ai consulté les mânes des ancêtres, ils exigent que Jacques soit mon successeur», avait-il expliqué. Le papa de Jacques n’avait jamais en son temps, accepté cette proposition. Car il avait déjà opté pour l’église. Donc son fils Jacques n’était plus contraint à suivre la voie coutumière. Après des tractations familiales, le papa de Jacques a eu raison des arguments de sa famille. Très chanceux, Jacques a vite conclu ses études en intégrant un corps sécuritaire. Dans sa vie professionnelle, il a sans cesse posé des actes surprenants. Ses collègues ont aussi vite compris cette qualité exceptionnelle de Jacques. Aussi, nombreux sont ses collègues qui ont toujours prié pour être dans le même groupe que lui, lors des missions. Jacques contrairement à ses collègues, ne connait pas ce qu’on appelle «wack» (gris-gris/fétiche). Mais tous ceux qui ont tenté de lui faire du «wack», surtout les jeunes filles, l’ont appris à leurs dépens. «Elles ont fait des témoignages selon notre sources».

Souro DAO / daosouro@yahoo.fr



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