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Institut des jeunes sourds du Faso : Les enseignants renforcent leurs capacités

07/01/2019
00:00

Du 17 au 31 décembre 2018, l’Institut des jeunes sourds du Faso (IJSF) en partenariat avec l’Organisation non gouvernementale (ONG) Light for the world, a initié à Bobo-Dioulasso, un atelier de renforcement des capacités des enseignants sur le concept de la surdité et du langage des signes. Six (6) formations éducatives ont bénéficié du contenu de cet atelier.

 

Pour communiquer avec ou entre personnes sourdes, la «langue des signes» apparait comme un trésor qui brise les barrières de la parole. L’Institut des jeunes sourds du Faso (IJSF), en initiant cet atelier de formation, s’est inscrit dans la dynamique de briser ces barrières et de répondre aux besoins de prises en charge des enfants sourds et malentendants en situation de handicap. Où, il a associé les formations éducatives: EPHATA, Gabriel Choulet, Koko ‘’A’’, Colsama ‘’A’’ et Yahvé Jire. Cette formation n’est pas la première pour l’IJSF, mais c’est la première fois qu’il associe d’autres établissements. Plusieurs raisons justifient ce choix. Selon le Directeur de l’Institut Salam Ouédraogo, le choix du collège (Yavé Jire) s’explique par le fait qu’une douzaine d’enfants malentendants fréquentent cet établissement et cette formation pourrait faciliter les communications entre ces derniers et leurs enseignants. En ce qui concerne les autres établissements, c’est en plus le besoin de partager les expériences en vue d’uniformiser les types de langage au sein des formations éducatives de la région qu’ils ont été associés. Car ces enfants arrivent dans les centres de formation en n’ayant presque pas de vocabulaire et «c’est le travail des enseignants qui permet d’enrichir leur vocabulaire jusqu’en classe de CM2 ou au collège», a renchéri le Directeur Salam Ouédraogo. C’est pourquoi, le PCA de l’IJSF Michel Ouédraogo a exhorté les enseignants à utiliser les acquis de la formation pour en faire profiter les enfants. Aussi a-t-il expliqué la vision des partenaires d’élargir l’Institut à tous les enfants en situation de handicap dans les Hauts-Bassins. Cette vision est également celle de l’IJSF qui dans l’intégration du concept de l’éducation inclusive, prend en charge la formation des enfants dits normaux, mais atteints de déficiences intellectuelles légères. Et le Directeur Salam Ouédraogo de préciser les avantages de leur formation à l’Institut : «aucun enfant en venant à l’Institut, s’il est ardu ou travailleur, ne va perdre parce qu’il aura son compte à gagner soit au collège, soit au niveau de la formation professionnelle.»

Salam Ouédraogo a par ailleurs situé le contexte du langage des signes. «Chaque pays a son langage des signes. C’est le langage des signes américains que nous essayons d’adapter au contexte burkinabè pour développer l’apprentissage au niveau des enfants. Il y a environ une vingtaine d’écoles sur le plan national. Réunis sous la bannière de la Fédérationdes écoles des sourds du Burkina, nous sommes en train d’uniformiser pour parler le même langage.»

Trois objectifs visés par la formation

Léonce Kambiré, enseignant à l’institut des jeunes sourds du Fasoest l’un des formateurs de l’atelier. «On a établi un programme de travail avec trois objectifs à atteindre. Le premier a concerné l’enseignement et l’harmonisation des mots en langue de signes dans les différentes écoles, et cela a permis de savoir s’il y a d’autres conjonctures pour qu’on puisse les prendre en compte. Le deuxième a concerné un exposé pour expliquer le sens de la surdité. Parce qu’un parent peut arriver et vouloir des informations sur son enfant, cela peut être dans le domaine de l’appairage ou dans celui de l’orthophonie. L’enseignant doit donc avoir un minimum de connaissances pour répondre aux besoins du parent. Le troisième paramètre a concerné des exposés sur l’éducation inclusive. C’est ainsi que les sapeurs-pompiers ont livré une communication en secourisme pour préparer les enseignants afin qu’ils puissent apporter les premiers secours à un enfant en cas d’incidents ou d’accidents».

Quant aux participants, ils ont apprécié l’initiative de cette formation. Aussi, ont-ils formulé les vœux que les initiateurs multiplient ces genres de formation tout en l’élargissant à d’autres disciplines, afin de mettre à leurs disposition des manuels et d’instaurer le suivi-évaluation de la formation.

Fatimata BELEM



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