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Des enseignements à travers ce procès, un an après

28/02/2019
00:00

Le temps passe vite, si vite qu’on ne se rend pas tout de suite compte que le procès du coup d’Etat du 16 septembre à bouclé hier sa première année. Une année donc que des militaires du rang, des sous-officiers, des officiers, des officiers supérieurs, des hommes politiques, des journalistes et des activistes sont passés et continuent de passer devant le juge pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Des enseignements, on peut en tirer beaucoup de ce procès. Le premier est que celui ci a effectivement eu lieu et se déroule. Tous les accusés sont présents et répondent aux questions des jurés. C’est une avancée démocratique et en matière de justice, et même si elle est militaire, cela vaut beaucoup de choses. Autrement dit, le fait que ce soit la justice qui recherche la vérité sans passer par les armes comme on l’a connu dans certaines situations par le passé, est une grosse avancée. Pourvu que les résultats attendus soient bons.

Et c’est là que se trouvent d’autres enseignements: au plan militaire, des subalternes ont eu l’occasion, même s’ils ne l’ont pas fait directement, de tancer des supérieurs ou d’affirmer que certains d’entre eux ne disent pas la vérité. Ce qui, dans le domaine est contraire à la discipline qui leur est enseignée. Si certains peuvent considérer cela comme une avancée, c’est aussi un élément qui peut attenter désormais à la discipline dans l’armée.

Un autre enseignement, ce sont ces passes d’armes, ces mots parfois déplacés que les plus hauts gradés de notre armée et de nos forces de sécurité se sont réciproquement lancés pendant leur passage devant le juge. Ni la forme ni le fond n’y étaient pas. On a même parfois eu l’impression qu’ils étaient venus les uns pour dénigrer les autres. Oubliant que le procès est suivi par la troupe, les éléments et tout le monde à travers les médias et les réseaux sociaux. Quand on se rend comte que ce sont ces gens-là qui étaient au-devant du commandement militaire et sécuritaire de notre pays au moment des faits, ça veut tout dire.

Un autre enseignement, ce sont ces hommes politiques qui, pour se tirer d’affaire, n’ont pas manqué d’afficher un visage honteux et hideux de leur maturité politique, pour ne pas dire leur maturité tout court. Comment des gens qui, au moment des faits, défendaient la même cause peuvent venir se contredire devant le tribunal et les Burkinabé. Alors qu’ils entendent revenir aux affaires. C’est tout simplement ridicule et suffisamment honteux.

Va-t-on réellement tirer quelque chose de bon de ce procès ? Certainement si toutefois à l’issue, on réussit à satisfaire les victimes, les ayants droits et tous ceux qui sont épris de paix et de justice. Sinon, on aura contribué à exposer le Burkina Faso et son armée pour rien!

Dabaoué Audrianne KANI



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